
En manquant trois occasions à Lorient, Issam Jemaâ fut l’homme du match malgré lui. Quelques jours après la défaite en Bretagne, l’attaquant tunisien revient sur ses loupés.
Issam Jemaâ, Comment s’est passé votre après Lorient-Lens avec toutes ces occasions manquées ?
Je n’étais vraiment pas bien et tout le monde est venu me voir. Toifilou Maoulida, Hamdi Kasraoui, Kévin Monnet-Paquet… et le staff m’ont touché un mot pour me réconforter. Je ne marque pas et ensuite on encaisse un but… Peut-être que si j’avais scoré, on l’aurait emporté. J’ai mal dormi ensuite. C’était vraiment trop dur de repenser à toutes ces occasions. Certains m’ont dit que j’avais eu le mérite de me procurer toutes ces opportunités, que j’avais fait les efforts, mais dans ma tête…
Avez-vous jeté votre maillot à Lorient ?
J’étais mécontent car j’ai manqué d’efficacité en loupant beaucoup d’occasions. Par contre, je n’ai pas jeté mon maillot. Il est resté dans mes mains, je l’ai juste enlevé. Le coach est alors venu me parler car je n’étais pas bien du tout. Heureusement qu’il était là. Il m’a dit qu’il était satisfait et que je n’avais pas à baisser la tête, que j’avais manquais des occasions mais qu’au prochain match je marquerais. D’ailleurs le coach ne m’a jamais laissé tomber. L’an dernier en début de saison, j’étais moralement faible et cela se ressentait à l’entraînement. Il était déjà venu me parler. Depuis, il continue à le faire et c’est important pour moi, surtout depuis que je joue plus en cette deuxième partie de saison.
« Il m’arrive de ne pas manger avant un match »
A quoi est dû, selon-vous, vos ratés devant le but ?
Parfois, je fais les bons choix mais je manque de réussite. D’autres fois, je fais les mauvais choix. On peut aussi tomber sur un bon gardien de but qui arrête tout. Ca arrive, c’est le foot. Par contre, la concurrence est un avantage pour l’équipe. Chacun veut jouer le week-end et donne tout à l’entraînement. Le coach sait que Toifilou Maoulida, Eduardo ou moi-même sommes prêts à jouer quand il fera appel à nous. On est très motivé et on travaille à l’entraînement devant le but toutes les semaines pour remédier à nos problèmes d’inefficacité.
On dit que vous vous mettez la pression avant les matches ?
Peut-être. Mais je suis surtout très concentré parce que j’ai envie de réaliser de belles choses. Et certains imaginent qu’il s’agit de stress. Il est vrai qu’il m’arrive de ne pas manger avant un match, ça reste bloqué et je ne peux rien avaler. Mais c’était plus par le passé et en équipe nationale.
« Le public ? Je n’ai pas peur »
Longtemps considéré comme un espoir, on attend désormais beaucoup de vous. Comment vivez-vous cela ?
Je suis très content de cette situation. C’est surtout après le match contre Marseille que ma situation s’est améliorée. Je n’ai pas baissé les bras, j’ai fait des efforts malgré la première partie de saison où je jouais moins. Alors, je me défonce. Parfois, on me dit que je veux trop en faire. Je veux simplement gagner le match. C’est normal. Je veux faire le maximum pour remporter la rencontre, mais toujours pour l’équipe et pas seulement pour moi.
Le public n’a pas toujours été tendre avec vous, appréhendez-vous le match de samedi après vos occasions loupées à Lorient ?
Je n’ai pas peur. Je travaille la semaine pour être en forme le jour du match. L’équipe fera tout pour l’emporter et moi, pour marquer.
Source : lensois.com
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